Former pour redynamiser l’emploi

Former pour redynamiser l'emploi

La formation vit depuis quelque temps de grands chamboulements, des changements à double tranchant.

Une réforme qui divise

La refondation du compte personnel de formation (système illisible, accès difficile aux formations éligibles) grâce au projet de loi « avenir professionnel » se verra courant 2019, par le biais d’un site, être un outil d’émancipation sociale. Il sera possible à toute personne ayant un CPF et sans intermédiaire de comparer les qualités de formations, s’inscrire et payer en ligne. Un dispositif remis au goût du jour par la ministre du travail Muriel Pénicaud, il sera moins formel et accessible. Un projet qui divise, dénoncé comme une « logique d’individualisation », il risque de mettre en lumière les inégalités entre les individus, de les isoler d’avantage par une absence d’accompagnement humain dans leurs démarches.

Un projet pour favoriser l’emploi

Que ce soit pour changer de métier ou pour approfondir ses connaissances et bénéficier d’une promotion, la formation est un tremplin. Là où le bas blesse est au niveau des demandeurs d’emploi, il y a un réel besoin de renforcer l’emploi de ces outils et les inciter à participer à des formations professionnelles continues. Le meilleur moyen qui reste à ce jour pour enrichir les compétences et les spécialisés d’avantage, pour accélérer la réinsertion des demandeurs d’emploi. Le but étant de mieux faire correspondre l’offre et la demande, un investissement qui s’avère payant dans la plupart des cas.

La personne qui recherche un emploi, reprend confiance en elle et peut s’armer de ces nouvelles connaissances pour faire valoir ses compétences face à un possible employeur. Un accompagnement individuel est essentiel pour bien cerner le profil du demandeur et le diriger vers les formations dont il a réellement besoin, le but n’est pas de subir la formation, car il faut utiliser son CPF, mais de mettre toutes les chances de son côté pour son projet professionnel. De plus, les personnes qui vivent dans la précarité n’auront aucun moyen d’accéder au numérique et risque d’être seules pour faire leurs démarches. Il est nécessaire d’informer les demandeurs d’emploi sur leurs droits à la formation voir à prendre en charge les frais annexes (hébergement, mobilité, garde d’enfants…) pour ceux qui ont peu de moyens.

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